synopsis

Muriel, Camille et Bénédicte quittent leur village fribourgeois pour la Chine, où leur père monte une usine. La famille s’installe dans le Suzhou Industrial Park, un quartier très moderne d’une ville proche de Shanghai. Tandis que le père est submergé par son travail, la mère s’inscrit avec ses filles à l’université pour apprendre le chinois. Très vite, les filles aînées éprouvent le désir d’échapper à leur condition d’expatriés. Perdues dans cet univers si différent, elles tentent de se faire des amis chinois. Elle confrontent leurs rêves d’indépendance à ceux des jeunes chinois, plus préoccupés par la réussite et le bien-être matériel. Au fil des jours, la solitude de la famille fait place à la découverte du quotidien chinois, en pleine émulation.

note d'intention

Comment vit-on en Chine, en tant qu’occidental ? C’est à cette question que se heurte la famille, chacun à sa manière. Muriel, la fille aînée, nous relate son expérience et ses réflexions à la première personne, entre légèreté et amertume. A travers ses yeux, nous découvrons le quotidien des chinois.

J’ai voulu que l’on soit immergé dans cette Chine en pleine mutation. Par le biais de ces jeunes filles occidentales, nous nous imprégnons petit à petit de l’atmosphère qui y règne, des lieux et des rencontres avec les chinois.

Dans beaucoup de documentaires, nous voyons souvent la Chine dans ses extrêmes. Du paysan très pauvre dans les campagnes au nouveau riche. Certes le fossé entre les classes est très large, mais il existe une classe moyenne qui s’amplifie de jour en jour. Les amis chinois de la famille sont issus de milieux différents : des étudiants, fils d’agriculteurs, un fils d’employé, et des amis plus fortunés du père. Mais leur génération constitue cette nouvelle classe émergente.

Le tournage s’est déroulé sur plusieurs périodes durant une année. Confident des attentes et des désillusions de cette famille, j’ai restitué l’évolution de leur intégration en Chine. Le mode de vie à la chinoise va imperceptiblement changer la perception de leur propre vie.

Création du site: Aline Keller

 

Photographies:
Blaise Harrison & François Yang

Ma vie à la sauce aigre-douce  un documentaire de François Yang